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Farès Ghedjemis : « J'ai toujours rêvé de jouer le Mondial »

lundi 11 mai 2026 à 21:18

Farès Ghedjemis : « J'ai toujours rêvé de jouer le Mondial »
Dans un entretien accordé à la FIFA, l'ailier de Frosinone livre ses ambitions pour la liste de Petkovic et revient sur un parcours hors normes. Frosinone vient de monter en Serie A — le timing est parfait.

Farès Ghedjemis n'a pas attendu d'être une star pour parler avec clarté. Interrogé par la FIFA, le néo-international algérien a mis les mots sur ce que tout le monde se demande : sera-t-il du voyage en Amérique du Nord ?

Sa réponse est nette : « J'ai toujours rêvé de jouer cette compétition. Pour moi, ce serait celle de 2026, ou peut-être la suivante. » Avant d'ajouter, avec la lucidité qui le caractérise : « Dire que je suis un prétendant, ce serait un peu prétentieux. Mais si on fait appel à moi, je répondrai présent à 100 %. »

Un contexte qui plaide pour lui

Le timing joue en sa faveur. Vendredi, Frosinone a officialisé sa montée en Serie A avec un 5-0 contre Mantoue — et un quinzième but de Ghedjemis à la clé. Une fin de saison en fanfare, à quelques jours de l'annonce de la liste préliminaire.

Lors du rassemblement de mars, Petkovic avait convoqué six nouveaux visages en même temps : Ghedjemis, Mastil, Belazzoug, Abada, Aouchiche et Benbouali. Tous ne seront pas retenus pour le Mondial, mais l'ailier de Frosinone a marqué des points d'entrée. Entré à la place de Mahrez face au Guatemala, il ne lui a fallu que quinze minutes pour inscrire son premier but en sélection.

« C'est sûr que la première sélection est toujours spéciale. Pouvoir jouer avec de grands joueurs, c'est une fierté. Et surtout représenter mon pays, qui est aussi le pays de mes parents, c'est vraiment beaucoup d'émotions. »

Un parcours qui dit tout

Ce qui rend le dossier Ghedjemis différent des autres, c'est l'histoire derrière. Refusé par Troyes, puis par Le Havre, il aurait pu baisser les bras. Il a choisi l'inverse — un plan méthodique, étape par étape. « J'avais un plan bien précis dans ma tête : passer par le National 2, aller toucher le National, et ensuite arriver au monde professionnel. »

À Vannes, il s'est donné six mois pour tout changer. « C'était un déclic mental. J'ai mis toute la motivation, tout ce que j'avais en moi. » Six buts, quatre passes décisives, Rouen qui débarque, puis Frosinone. En moins de deux ans, il passe de la cinquième division française à la Serie A. Son dernier match avec Rouen se jouait devant 2 500 personnes à Niort. Deux mois plus tard, il entrait à l'Allianz Stadium face à la Juventus.

Son attachement aux Verts, lui, est ancré depuis l'enfance.

« En 2010, j'étais assez jeune, mais j'ai encore un petit peu de souvenirs. Par contre, j'en ai pas mal de 2014. Le match contre l'Allemagne, c'est un souvenir incroyable. Même quand j'en parle là, je sens qu'il y a des émotions. »

Ce que Petkovic doit trancher

La question est désormais simple : est-ce que 15 buts en Serie B et un but dès la première sélection suffisent pour convaincre un sélectionneur qui dispose déjà de Mahrez, Hadj Moussa et Amoura en attaque ?

Ghedjemis, lui, a fait sa part. Et pour les jeunes qui douteraient encore, il a un message : « Même si on te refuse, même si on te dit que tu n'es pas assez bon, il faut croire en toi. Parce que tout est possible. »

La liste tombe à la fin du mois de mai. Le reste appartient à Petkovic.

> L'interview dans son intégralité ci-contre sur le site de la FIFA

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